J’ai parcouru plus de 100 auberges dans une quinzaine de pays en l’espace de deux ans. Chacune adoptait son propre modèle, façonné par son environnement culturel, ses propriétaires, ses règles explicites ou tacites, et les voyageurs qui y passaient. Ensemble, elles m’ont donné à voir l’auberge comme une forme miniature de coopération humaine.
Un écosystème qui s’adapte
L’auberge est une véritable démonstration de coopération humaine. C’est un écosystème qui s’adapte à son environnement culturel local, à la personnalité de ses propriétaires et aux comportements de ses invités antérieurs.
Des règles écrites, dites ou sous-entendues
Les règles sont parfois écrites, parfois dites, parfois simplement sous-entendues. Leur application dépend de la saison, du niveau d’attention de l’équipe et de l’assiduité des voyageurs de passage. Ce qui compte vraiment, ce n’est pas seulement la règle, mais la façon dont le groupe accepte de la faire vivre.
Le lancement, la période la plus cruciale
La période la plus cruciale pour une auberge est son lancement. L’ambiance n’y est pas encore installée, mais les premiers visiteurs, les premières règles et les premiers récits commencent déjà à définir son image. Cette réputation peut ensuite évoluer pour le meilleur ou pour le pire, mais elle part rarement de rien.
Un ordre commun pour mieux coopérer
La coopération est optimale lorsqu’un ordre commun est établi. L’écologie est souvent citée comme élément fédérateur, tout comme l’état d’esprit du voyageur au long cours : jeune, aventurier, fêtard, hippie, en transition, en fuite, ou simplement en quête de tranquillité.
Pour aller plus loin
- Vous lancez ou gérez une auberge ? Retrouvez nos outils sur la page Propriétaires.
- Comment les propriétaires d’auberges façonnent l’ambiance durant les 90 premiers jours






